Mon parcours?
Vaste
question...
Je pense que pour éclairer tout ce bordel dans ma vie, il me faut remonter en arrière.
Sans date, j'ai horreur de ça!
Née cadette d'une fratrie de trois, ll me semble que mes parents ne s'arrangeaient déjà pas. Que ma naissance n'était que le fruit du hasard. Malheureux hasard, selon ma mère!
Toujours agréable à comprendre. Aujourd'hui il m'en faut plus pour m'apitoyer sur ce sort. Sur ma vie.
Une famille où il semble bon de faire comme si tout étais parfait. Devant les autres. Mais une fois les portes refermées, c'est le gouffre. Le grand n'importe quoi...
Les humeurs s'echauffent, les tensions montent et les mots s'enflamment. Jusqu'a ce que cela n'éclate!
Ma soeur ainé a quitté le domicile parental tres jeune. Il ne restait que moi et G, mon frère. Mes parents nous ont alors investis de rôles: à la fois témoins, accusés, et avocats mais aussi
juges et jurés de leur vie conjugale.
(référence au paternel)
Un monde lisse à l'extérieur mais tellemnt rocailleux, noueux et sombre lorsque l'on s'y engouffre...
Frère et soeur ont été hyperprotecteurs avec moi dès le plus jeune âge. J'ai cette réflexion maintennat que , sans doute, ils l'étaient afin de me "protéger de cet environnement hostile dont ils
avaient supporté les prémices. Préambule d'une vie vécue comme un calvaire.
Bref, la petite enfance a été plus ou moins choyé par cette fratrie. Malheureusement, il ne m'en rste que peu de souvenirs.
Viens ensuite l'adolescence. Je me sentais déjà mal dans ma peau.
Pourtant bien insérée, entourés de nombreux amis, j'étai , auprès de mes "copains d'école" la marrante de service, la bonne vivante.
Je montrais déjà deux faces de ma personnalité.
J'étais déjà triste.
Je m'inventais une "vie loin de cette merde de vie". Une phrase qui me marque encore. Je me rappelle l'avoir dit avant mon entrée en 6 ème. Je devais avoir 10 ans.
Ballotée de circonscription en circonscription je changeais souvent d'école, je n'ai jamais réussi à me poser quelque part. Nous avons déménagé plusieurs fois afin de permettre à mon père
de poursuivre sa carrière. Il était de plus en plus reconnu, de plus en plus absent.
Ma mère, quand à elle, restait à la maison, "s'occupant" de ses enfants. En fait, elle s'emmerdait un max, et passait son temps à faire les boutiques et les courses. Tous les jours elle allait
donc au supermarché, achetait de nombreuses sucreries, et autres denrées alimentaires. Sauf que nous, nous ne pouvions pas y toucher. Du moins , très rarement! Elle les éservait pour les grandes
occasions... Je me souviens avoir été tenté par des bonbons gateaux et toutes ces sucreries qui remplissaient les placards. De nombreux paquets de bonbons à la portée de tous, au vu de tous
plutôt.
Tentée régulièremnt en rentrant de l'école, en ouvrant le dit buffet. ma mère aus euil de la cuisine surveillant mes faits et gestes. En fait, je devais prendre du pain beurre et de l'eau, tandis
que de je revais (littéralement) de ces sodas, et de ce nutella qui me titillait et aléchait mes babines... alosr qu'ils etaient réservés aux rares fois où des amis venaient partager notre
gouter.
Aujourd'hui je me dis qu'effectivement c'értait plus sain et plus equilibré mais l'espece de persersité maternelle débutait alors lors de cette petite collation d'entre deux.
Je me trouve odieuse avec cette mère qui ne savait pas (et ne le sait toujours pas) nous aimer. Mère ambivalente.
Ne sachant comment faire, elle nous préparait d'excellent petits plats, pour nous et son époux. Lui, toujours absent, rentrait tard, et continuait de travailler sur ses dossiers... On
mangeait alors tres vite, en 5 à 10 minutes maximum, ingurgitant un repas complet qui avait demandé l'apres midi à ma pauvre mère.
Puis mon père partait s'enfermer dans son bureau.
Mon rapport compliqué à la nourriture, du moins je le pense, je le date à cette période. J'y avais trouvé un paquet de "Granola"(vide) sous le lit de mon frère. Détail
insipide.
oui
Sauf qu'en l'observant un peu plus (mon frère et non le paquet de biscuit), je me suis apercue que G se servait dans les placards régulièrement.Il grignotait tranquillement dasn sa
chambre hors du regard maternel.
Moi aussi, à cette même période, j'ai dû commencer à " voler" dans ce garde manger rempli de denrées douces et sucrés (ca fait joli, car y'avait aussi du salé) pour mes papilles
gustatives.
L'adolescence, je le disais donc à eté difficile pour moi même. Même si pour la société, le regard de l'autre, je n'ai jamais causé aucuns torts à la moralité de mes parents.
Mon image féminine? Difficile. Un père rigide m'interdisant tout signes extérieurs de féminité. Interdiction de se maquiller, droit de regard sur ma véture, interdiction formelle de trouver un
petit ami...
Interdiction d'aimer...
Clairement exprimé en plus, c'est ca le pire! "Faut pas que ma fille ne devienne une salope"
Dans sa tête, maquillage= salope, vêtements moulants = s*****, petit ami pour une adolescente = s*****...
Et avec tout ça, j'ai reussi plus ou moins à me construire.
Moins que plus certainement!!!
Voilà pourquoi j'en suis là, surement...
J'arrete sur ces quelques mots car je 'apercois que je me suis "lachée".
Alors que je ne voulait écrire que qques lignes ...
Je m'arrete surtout car repenser à cela réveille en moi des angoisses importantes mais aussi la peur de "criser"
...
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