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  • : 29/11/2007
  • : J'ai perdu le contrôle de ma vie...
  • : 26 ans et boulimique depuis environ 5 ans, en guerre avec cette boulimie qui me gâche la vie au quotidien depuis 2 ans (date à laquelle je me suis rendue compte que j'etais malade, que je suis allée voir un medecin pour me faire aider)
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Vendredi 14 décembre 2007

Journée de merde...
(je voulais mettre ça comme tire mais bon...!)

Dès mon réveil, je l'ai senti, qu'elle serait merdique!
La journée commençait difficilement. Je me sentais déjà mal, angoissée... 
Enfiler mon pantalon n'a fait qu'augmenter mon mal être. Je m'explique. Un jeans que je considérais comme étant dans la catégorie de mes fringues en taille XL, je sais c'est bizarre mais avec mes variations de poids importante, j'ai 2 garde robe! bref, je l'enfile et m'y sens serré. Merde! moi qui le mettais car je n'avais rien d'autre de mettable ce matin car du retard dans mon lavage... bref! bon bein tanpis je le met, il est moche en plus, et moi ddedans c'est encore pire... Le GROS boudin!

Il va falloir que je supporte ça car j suis déjà en retard, et ne veux pas me faire repérercar ce matin j'ai un réunion importante... Surtout me faire remarquer dans cet affreux jeans de grosse, dans mon corps difforme...
Bref, on voit déjà la mentalité pas folichonne dans laquelle je me trouvais.

Moi, qui hier encore... pff

La journée se passe. Pas forcément bien mais pas forcément mal non plus... Je me fais toute petite. M'esquive, m'isole un peu, je ne veux pas trop parler avec mes collègues et je reste discrète pour n'inquiéter personne...


Boulimie1.gif Mais une fois chez moi, je sentais comme un vide. J'ai essae de me distraire: radio,lecture, tv, net... Mais rien n'y a fait: je la sentais venir...
Cette p***** de crise de m****...
Bien sûre elle est venue. je n'ai pas réussi à résister. elle m'a complétement "bouffer". Et moi, j'ai dévalisé mon garde-manger... (me retrouvant à gloutonner des plats à même la conserve, beurk)
Je me suis laissée aller... 
Je me suis laissée complétement dépasser...
Comme une grosse merde que je suis!

Moi qui, hier, étais toute fière de moi.
je n'ai pas eu la volonté de lutter contre ça... me suis retrouvée au point de départ!
Comme si la crise étais la solution de facilité.
Elle m'a rassurée un instant.
Jusqu'à l'écoeurement...
et le V.
Quelle grosse Merde!
Je me décois
Suis pathétique!

Je ne suis plus trop où j'en suis... déçue... triste... seule... vide...
... Comme si je n'allais jamais y arriver...


Putain.
Pourquoi c'est si dure de vivre comme ça?
Peut on réussir à s'en sortir réellement...

Par Elouane - Publié dans : Décembre 2007
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Jeudi 13 décembre 2007

C'est vrai que depuis quelques jours, je mange davantage...
Oui mais je fais mes trois repas complets.
Je "suis" à la lettre les recommandations de ma nutritionniste.
(essaye d'être bonne élève..)
Je ne suis plus habituée à faire ces 3 repas vu que en temps "normal" je ne fonctionne que sur le mode-crises...
Et là, j'en suis à mon 3ème jour...

Depuis mes nouvelles résolutions, j'ai aussi évincé certains aliments me faisant systématiquement "criser". Aliments tabous...

Timbre-Le-Pain-t.jpg Le pain. Celui là il est terrible. Rien qu'une toute petite tranchette (de rien du tout) me donne l'envie de me resservir immédiatement, et donc culpabilité (et oui cette fameuse culpa...) et tout le reste... 
Et tous les gateaux... ça restreint beaucoup mais la dernière fois que j'en ai mangé un petit, y'en a eu un deuxième, troisième et patati... patatras!

Mais , aujourd'hui , je suis satisfaite ...
Non super contente...
Non, super fière de moi...
J'ai réussi à me faire plaisir en dégustant un rocher suchard noir intense...
Hum
Miam
Très bon...

Et même pas de culpabilité..
Pas de remord, ni de regret, ni même d'angoisse...

Juste du bonheur.

Est-ce un pas vers la guérison?


                                     Faut que j'y arrive. Je suis capable d'y parvenir!
                                      Un bon suivi et une bonne dose de volonté...

Par Elouane - Publié dans : Décembre 2007
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Mercredi 12 décembre 2007

fleurs19.jpg
J'ai l'habitude de parler. 
Pas toute seule, ça non.
Je parle pour combler le vide, le silence à la maison.
Le silence des membres de ma famille.
En dehors de là, je suis beaucoup dans l'observation. J'aime assez regarder les différents comportements des personnes qui m'entoure. ce qui n'est pas plus mal, car je suis impulsive et j'aurai tendance à sortir des conneries sans arrêt, si je n'avas pas cette retenue. Je suis une grosse gaffeuse. mais une gentille gaffeuse,en général, cel fait plus rire les autres. Et me met, moi, dans l'embarras.
Mais chez mes parents, avec eux, je ne suis pas comme ça... je remplis mon rôle..
Ambivalence dans mon comportement...

J'ai pris cette habitude de parler, surtout chez mes parents. Mais parler pour ne rien dire. En superficie. Pas sur ses émotions, ça non!
Parler pour combler le silence, pour éviter les conflits sur  le temps du repas, très ritualisé, rares moments permettant à notre famille de se réunir.
"Rien n'est plus indigeste qu'un repas combat"
Ces moments là se terminaient le plus souvent en réglements de compte entre mes parents, en affrontements. Mes frères et soeurs eux, se taisaient, baissant la tête dans leurs assiettes.
Mes parents avaient pris l'habitude de passer nos résultats scolaires en revue, hormis les temps où ils laissaient éclater leur colère. Et donc les commentaires allant de pair avec ces notes...
Pour échapper à cela, j'avais pris le parti de raconter ma journée. Ca ne durait que le temps du repas et je n'avais pas à me aire trop longuement la conversation. Car, comme si j'etais seule à table, comme si tous les autres étaient absent, personne ne me répondait. Sauf mon père. Lui me posait des questions (de l'ordre de l'interrogatoire), il voulait savoir qui je fréquentais, ce que je faisais précisément, etc...
Mensonges et re-mensonges...

Je pense que c'est de là que me viens mon désir de me justifier sans cesse. "Besoin de m'excuser et de me justifier" m'a dit un jour ma psy
Elle n'a pas tort... En fait, elle a raremet tort, mais comme elle ne me dit rien...
Ou pas grand chose...
Elle m'a dit de chercher, de rechercher les "clefs" dans ma petite enfance...
Mais bon, ça n'est pas évident...
"Comme si je cherchais à m'excuser d'être là, d'être née"...
Tout un programme!!!

Aujourd'hui, avec le regard et la réflexion ue j'arrive à poser sur moi, je parviens davantage à laisser la place au "silence des mots" (expression de ma psy, arf, pas sûre d'avoir tout compris). Je dirais plus laisser la place au silence entre les mots...
Mais bon, ce n'est pas moi la psy!
J'y parviens davantage... Sauf lorsque je me retrouve face à mes parents. Là, je n'ai plus 26 ans mais plutôt 12, et je n'assume plus rien...
Ce midi encore, je les ai eu au tél. pour parler de Noël et de ses préparatifs ( fête que j'appréhende !). Je me suis encore rabaissée, excusée, justifiée sur ce que je faisais... pour rien!
Je n'arrive toujours pas à m'exprimer, à dire mes opinions ni mes idées. Comme si j'avais peur.

Peur de quoi?
je n'en sais malheureusement rien.
Je n'arrive pas trouver la solution.
Du coup, la seule façon que j'ai trouvé c'est de mettre de la distance entre eux et moi. Me mettre à l'écard. et ça porte ses fruits, enfin un peu moins de pression... Moins d'impact sur ma vie!
Un peu...

                                                Et si le silence des mots c'était ça?
                                         Et si le silence tout court était la solution?


mots.jpg

Par Elouane - Publié dans : Décembre 2007
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Mardi 11 décembre 2007

et-livres1.jpg Aujoud'hui, j'ai passé ma journée à lire...
Peut être voulais-je compenser de ma soirée abrutissante de samedi ...
hum
No comment!



J'ai terminé mon roman d'amour... ("planplan") genre collection piments! ca m'a vidé la tête bien comme il le faut! Celui là, il avait un humour bien piquant comme j'apprécie! On a pas besoin de trop réflechir à la lecture de ce genre d'ouvrges... un pu comme lorsque l'on regarde les miss N.B.

Après ça, j'ai repris un bouquin de psycho sur les mécanismes des addictions - notamment sur celui de la boulimie. Bouquin que j'ai commencé ya un petit moment . Mais dès que j'y attele, cela réveille en moi des angoisses de des envies de "criser". ce qui n'est pas le but!
Il me met face aux faits, face à ma vie... un miroir pas vraiment évident à contempler!
Je l'ai donc reposé rapidement...

Bon bein bien sûr je n'ai pas littéralement " passé ma journée à lire "...
j'ai aussi fait un minimum de tâches etde trucs nécessaires, comme se laver (bein oui ça m'arrive), sortir prendre mon courrier, jouer avec Winnie (mon chaton), qui lui a surtout joué avec mes rideaux tous neufs! bref, euh... qu'est ce que j'ai fait d'autre? Ah si, j'ai mangé... et même que, fierté personnelle, ça fait deux jours que je n'ai pas eu de crises..

Mon après midi s'est déroulée excessivement vite. Je me suis plongée dans un livre sur les relations mères-filles et sur "l'expérience délicate qui coniste à être une fille pour sa mère (et eventuellement une mère pour sa fille)". Je n'ai relevé la tête uniquement vers la fin du bouquin. Il  était déjà 20h. Je ne suis même pas allée à ma seance de sport... grr
Mais bon, il m'a vraiment éclairé sur pleins de choses. Enfin pleins... Plutôt réussi à commenter certaines réactions dans les relations si particulières que nous entretenons ma mère et moi, la place dans la famille,etc...


Bref ma journée de repos est passée trop vite,
demain je retourne au travail... arf
et Monsieur rentre...

Par Elouane - Publié dans : Décembre 2007
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Mardi 11 décembre 2007

Tous les ans, le même rituel...
Je sais que c'est vraiment très con...
Que l'image de la femme y est dégradée...
Que je remballe ma fierté de jeune féministe naissante...

Mais je n'y échappe pas!

Tous les ans, le même rituel...
Je réservema soirée ce samedi là...
Le premier samedi du mois de décembre...
Du moins jusque les douze coups de minuit...

Et cette soirée là... aaahh quelle soirée..

Quel suspens...

Et bein figurez vous que cette soirée là, je regarde l'élection des Miss France...

Rictus

Hum

Et oui! Je regarde cette émission!
Mais bon, vu les audimat de tf1, je ne suis pas la seule! (si si même si persnne ne veut l'avouer!)
Enfin bref, je pense que la tranche des 25 - 30 ans qui la regarde n'est pas bien importante. (suis peut être la seule!!!?)

Tans pis!
J'assume!

En plus, j'avoue: je la regarde religieusement, avec mon bloc et mon stylo. Meprends au jeu du jury, donnant des notes aux candidates (non, 'ai pas dit la Star Ac'..)
Et chaque année, je me perfectionne un peu plus.
hihihi
Cette année, encore, j'ai réussi à trouver la "bonne". Et même ses deux dauphines. 
Whaou, devez vous penser!
Trop balèze la fille!

Pourquoi j'aime ça? J'en sais rien. Je trouve cette émission completement naze, et abrutissante. Les miss  passent pour de greluches, même celles qui font des études supérieurs. (principe de l'émission qui veut tt de même ne pasles réveler comme des lumières, en leur posant des questions elativement connes tt en posant en maillot de bain)

Même. Pendant que le service public galère à récolter un peu d'argent pour la noble cause qu'est le Téléthon, les miss elles, sont élues à 50% par les votes des téléspectateurs... Qunad on sait les votants avoués par le presentateur ( plus de 500 000 votes annoncés avant la fin), et encore j'ai zappé un moment (bein oui j'aime pas trop bien la pub!)

Même. Leurs tenues ne sont plus très au goût du jour. Ni très modernes.Elles posent en maillot une pièce pas très jojo sur une musique remixée à la sauce tf1. Pathétique? Non ! "la représentation d l'élégance féminine" selon Genevieve.

Alors, pourquoi je réitère ce rituel chaque année? Bein j'aime bien! Ca m fait marrer! Je regarde dès le début, bien assise au fond de mon canapé, un stylo à la main, notant individuellement chacune des candidates dès le 1er tour. (Yes! J'ai trouvé 8 des miss sur les 12 finalistes!)
Donc j'avoue, ici, (mon exutoire)que je faiseffectivement partie de ceux qui permettent aux chainesprivees de s'enrichir... mas également de continuer à faire des émissions telles que celles là... Je fais partiede  ceu que l'on nomme les "ménagères de moins de 50ans ( à même pas 30ans!)

Tout ça pour dire, qu'elle est tout de même toute belle notre Miss France 2008.

Et puis, "faute avouée, à moitié pardonnée", non?

ist2-3877973-old-television.jpg
                                                     Petit billet débile en passant.
                  Permet de montrer que je ne pense pas qu'a BV... (euh sauf là en l'ecrivant...)
                         Mais je ne pense pas non plus qu'aux miss france. Ca non!

Par Elouane - Publié dans : Décembre 2007
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Dimanche 9 décembre 2007

bonbon4.jpg

Simple anecdote... 
... en passant

Le partage des bonbons
On pouvait en avoir 1, 2, 3 ou 4. Mais c'était pour tout le monde pareil. Le nombre était fixé par les parents. A noél, on avait droit à 2 chocolats chaque soir. Sympa comme souvenir!

Un soir, alors que je faisais mes devors, mon frère devant la TV dans la cuisine, mes parents devant la TV dans le salon (je situe l'histoire), 
Mon père rentre dans ma chambre brusquement et pose 3Pyrénéens sur mon bureau. Pas un mot!
"Merci", j'ai envie de lui dire mais il est déjà reparti...
Merci mais je n'en veux pas. Pas là en tout cas, pas maintenant.
Et pas 3 chocolats justement, et si je n'en voulais qu'un et uniquement dans une heure...?
Mais non, ils sont là...
Ils m'attendent...
(oui oui je vs assure!!!)
Et puis si je les voulais pas, il les remet dans le paquet...
Ca non!
Je veux mes chocolats.
Je sens déjà que j'en ai besoin!
Car sinon je n'en aurai aucun ce soir!
Je suis presque obnubilée... Je ne pense plus à autre chose... 
Tentations! Je les mange, les gloutonne...
Vite!!! sinon qui va me les voler...?

choco2.jpg
Humm souvenirs d'enfance...
Début des TCA...?

Notion de plaisir? de partage...

Bref


guillemetsav.gif
Bonbons et confiseries :
une culture secrète du partage

Le point de vue sociologique sur la place des bonbons et confiseries dans notre quotidien

A la simple évocation du mot  bonbon , les papilles s'emballent. Les bonbons font saliver toutes les générations et génèrent des souvenirs communs : on recherche des bonbons disparus, des noms, des goûts, des moments et des lieux.

Les valeurs traditionnelles du bonbon :
Bonbon réconfort , bonbon don , bonbon récompense... le bonbon est précieux, il humanise l
es relations des individus.
[...]

Le bonbon vu par l'enfant :
Pour l'enfant, le bonbon est avant tout une sensation.
[...]
Les bonbons et les confiseries sont aussi partage, transgression, secret, liberté, pouvoir, consolation.

Partage : Le bonbon solitaire est triste. Le bonbon est synonyme de convivialité. Il se partage et est unificateur.

Consolation : La consommation de bonbons et confiseries apaise, tranquillise, réconforte et rassure comme le su�otement du pouce.
[...]
 Conclusion :
Le paquet de bonbons incite au partage.

Les bonbons et les confiseries sont partage de la pensée, vecteurs d'échange et conduisent à la construction des classes d'âges.


Le point de vue de Jean-Baptiste Loubeyre,
pédopsychiatre et ethnologue.


guillemets-fermer.gif
www.lesrestos.com/media/voyage/ktins9uvod.jpg

Par Elouane - Publié dans : Décembre 2007
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Dimanche 9 décembre 2007

tete-nuage-thb.jpg

La vie est un songe

Tout n'est plein ici bas que de vaine apparence,
Ce qu'on donne à sagesse est conduit par le sort,
L'on monte et l'on descend avec pareil effort, 
Sans jamais rencontrer l'état de consistance.


Que veiller et dormir ont peu de différence,
Grand maître en l'art d'aimer, tu te trompes bien fort
En nommant le sommeil l'image de la mort, 
La vie et le sommeil ont plus de ressemblance.

Comme on rêve en son lit, rêver en la maison, 
Espérer sans succès, et craindre sans raison,
Passer et repasser d'une à une autre envie


Travailler avec peine et travailler sans fruit,
Le dirai-je, mortels, qu'est-ce que cette vie?
C'est un song qui dure un peu plus qu'une nuit.


Jacques Vallee des Barreaux.

Par Elouane - Publié dans : Décembre 2007
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Samedi 8 décembre 2007

Comment continuer?

Reprendre les faits du passé. Cela n'est pas évident.
Surtout qu'il ne faut pas "tomber" dans le pathétique..
hum...

En me relisant, je me suis rendue compte que j'avais mal décrit ma mère. Assez injustement décrit ma mère.
Elle apparaît comme une marâtre. Alors que je pense, qu'en réalité, elle n'a jamais su nous aimer, n'a pas eu un mode d'emploi.
C'est assez marrant de dire ça car dans le quotidien c'est uen vrai adepte des notices et modes d'emploi...
J'ose espérer qu'elle nous aime tout de même. Et qu'elle ne sait (juste) pas l'exprimer, le montrer. Du coup, tout son amour est toujours passé (et encore à ce jour!) dans la confection de ces repas... gargantuesque!
Et moi, pour qu'elle m'aime, je suppose qu'inconsciemment je m'efforcais de "terminer mon assiette" pour qu'elle soit satisfaite.  Fière de moi
Fière de son repas parfait.
Souci de la pefection...
( enfin cela je m'en rends compte aujoud'hui grace à ma thérapie, tout de même!)

Le souci de la perfection.
Mon père a toujours voulu que tout soit parfait.
Que toute sa famille soit parfaite.
Pas de problèmes.



Son regard s'assombrit toujours à ce jour dès que son "plan de vie" est troublé. (Comme un plan de carrière).
colere2.jpg Donc à chaque échec scolaire, aux examens (de ma soeur), accident de mon frère, mais tout simplement  par de simples mauvais résultats scolaires, à chaque fois ce regard s'assombrissait avec toute la culpabilité pouvant y être lié. La déception d'un père.
Je me suis donc efforcée d'être la gentille petite fille. Parfaite petite fille. Cela lui convenait et il n'était donc pas déçu!!! donc il m' aimait...
Je pense. 
Je travaillais bien à l'école, élément indispensable pour sa reconnaissance. Il pouvait ainsi me présenter comme sa fille qui allait faire de brillante études. Peut être même suivre sa voie...
A l'époque, déjà, je mentais à mon environnement. Je trichais. Ma vie perso (et donc scolaire) était très différente de celle dont mon père souhaitait. Puisque j'avais des "amoureux", "petits amis". Comme une jeune adolescente peut en avoir...



papillon1.jpg Ma puberté a été tardive. Et les formes allant avec celle-ci se sont dévelloppées aussi tardivement que possible. Mais avec une rapidité incroyable. Je suis devenue "femme" en un été. Eté passé loin du "cocon famillial" (si on peut le nommer ainsi). Eté merveilleux se déroulant chez les parents d'une amie en Dordogne. Maison de famille. D'une famille normale. Eclats de rires, ballades, discussion interminables au soir... 
Exactement tout ce dont je revais!

A mon retour, les choses avaient changé, le regard de mon père comme celui de ma mère. Je n'étais plus leur petite fille.
J'avais alors 16 ans.




Je revais d'émancipation.
Je me suis mise à m'acheter mon maquillage, quelques vétements "interdits" (juste des t shirt féminins, des tops...). Je travaillai le weekend au grand désepoir de mon père! Ce n'est pas l'argent qui manquait pourtant, mais j'avais besoin d'être autonome. Et de souffler!

Je me cachais dans les WC, dans l'abri de bus. Me maquiller, c'était braver un des interdits familliaux. 
Je fumais.
Continuais à me cacher. A tricher sur ma vie.

Un jour, ma mère m'a vu alors qu je ne m'étais pas encore démaquillée et a transmis l'info à mon père... L'engueulade m'a marqué, mais le pire c'est le rejet de mon père, qui ne m'a pas adressé la parole pendant 15 jours. Rejet que j'ai mal vécu!
J'ai donc redoublé d'effort afin de lui faire plaisir.
Continuant de mentir.
De tricher aux exams, pour être sûre de les réussir!

Une réorientation scolaire m'a également valu une "bouderie paternelle", il savait que je ne ferai pas les grandes études qu'il avait projeté pour moi! Mais j'arrivai à m'en sortir car je ramenais tout de même de bons résultats scolaires.

Je ne le decevais pas trop non plus en lui présentent mon ami, T., qui lui ressemblais assez. (même si je m'en suis rendue compte il y  a peu de temps). Même projet de carière. Même goût pour le respect de l'ordre, des règles. Son mini -moi rien qu'à lui...!
Mais T. était la 1ère personne à m'aimer, à me le dire, à me le montrer.
Et pourtant il ne voulait jamais rien exprimer sur son ressenti sur ses projets. Assez  frustre.

J'essayait de m'émanciper et lui me "proposait" la même cage dorée que celle de mon enfance!


J'ai fait en sorte de pouvoir quitter le plus tôt la maison afin de poursuivre mes études. Que j'ai choisi loin!
  valise.jpg

J'ai alors quitté T.
Mon père , qui n'a pas supporté que je quitte ce "gars bien", a refusé de me parler pendant plus d'un mois. Je l'avais pas fait de gaieté de coeur à la base. 
Un jour, il m'a dit que je n'avais pas interet à lui présenter plusieurs autres hommes. Il ne voulait pas que ce ne soit un "défilé" de  beaux fils. "Que les gens me prendraient pour une salope".
Il entendait par plusieurs, pas plus de 2. Ce qui me mettait un peu la pression car je me demandai alors ce qu'il ferait au cas où je croiseri la route de 3 hommes. Comique aujourd'hui mais flippant pour alors!!

Je suis donc retournée avec T. , sans alors m'aperçevoir que je le faisait uniquement pour mon père. Pour sa satisfaction personnelle. Et qu'il soit fièr de moi. Du coup, nos relations père - fille étaient meilleures. Un temps...
Ca n'a pas duré. Bien sûr!
J'ai ouvert les yeux et je l'ai quitté un an plus tard. Tardive à ouvrir les yeux...

En quittant cette maison, j'ai pris du poids. Je pouvais manger ce que je souhaitais sans jamais devoir me restreindre ni subir le regard accusateur de ma mère.

J'ai donc trouvé la solution de facilité. Tout bêtement, je mangeais, non je gloutonnais et je vomissais pour ne pas continuer cette prise de poids.
Solution de facilité.
Je maitrisais.

                                  Jusqu'au jour où je me suis aperçue que je ne maîtrisais plus rien...

Par Elouane - Publié dans : Décembre 2007
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Vendredi 7 décembre 2007
Mon coeur bat la chamade...
Cela fait longtemps que je me suis pas sentie angoissée de la sorte...
J'inspire profondément...
Je vais me lancer...
Si si...
Juste décrocher mon téléphone...
Juste ça!
Je ne pensais pas que ce serait si difficile d'affronter ma peur...
Je ne pensais plus...
Juste prendre rendez vous...
Je vais à nouveau parler à quelqu'un de mon problème...
Juste ça!
Prendre un simple rendez vous avec une psychologue..
Je me lance...
"Allo"

...

telephone.gif

C'est débile mais si dur en même temps de se décider à s'en sortir.
Par Elouane - Publié dans : Décembre 2007
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Jeudi 6 décembre 2007

Mon parcours?
espace-questions-alimentation.jpg
Vaste question...
Je pense que pour éclairer tout ce bordel dans ma vie, il me faut remonter en arrière.
Sans date, j'ai horreur de ça!

Née cadette d'une fratrie de trois, ll me semble que mes parents ne s'arrangeaient déjà pas. Que ma naissance n'était que le fruit du hasard. Malheureux hasard, selon ma mère!
Toujours agréable à comprendre. Aujourd'hui il m'en faut plus pour m'apitoyer sur ce sort. Sur ma vie.

Une famille où il semble bon de faire comme si tout étais parfait. Devant les autres. Mais une fois les portes refermées, c'est le gouffre. Le grand n'importe quoi...
Les humeurs s'echauffent, les tensions montent et les mots s'enflamment. Jusqu'a ce que cela n'éclate!

Ma soeur ainé a quitté le domicile parental tres jeune. Il ne restait que moi et G, mon frère. Mes parents nous ont alors investis de rôles: à la fois témoins, accusés, et avocats mais aussi juges et jurés de leur vie conjugale.
(référence au paternel)

Un monde lisse à l'extérieur mais tellemnt rocailleux, noueux et sombre lorsque l'on s'y engouffre...

Frère et soeur ont été hyperprotecteurs avec moi dès le plus jeune âge. J'ai cette réflexion maintennat que , sans doute, ils l'étaient afin de me "protéger de cet environnement hostile dont ils avaient supporté les prémices. Préambule d'une vie vécue comme un calvaire.

Bref, la petite enfance a été plus ou moins choyé par cette fratrie. Malheureusement, il ne m'en rste que peu de souvenirs.

Viens ensuite l'adolescence. Je me sentais déjà mal dans ma peau. 
Pourtant bien insérée, entourés de nombreux amis, j'étai , auprès de mes "copains d'école" la marrante de service, la bonne vivante.
Je montrais déjà deux faces de ma personnalité. 
J'étais déjà triste.
Je m'inventais une "vie loin de cette merde de vie". Une phrase qui me marque encore. Je me rappelle l'avoir dit avant mon entrée en 6 ème. Je devais avoir 10 ans.

Ballotée de circonscription en circonscription je changeais souvent d'école, je n'ai jamais réussi à me poser quelque part.  Nous avons déménagé plusieurs fois afin de permettre à mon père de poursuivre sa carrière. Il était de plus en plus reconnu, de plus en plus absent.

Ma mère, quand à elle, restait à la maison, "s'occupant" de ses enfants. En fait, elle s'emmerdait un max, et passait son temps à faire les boutiques et les courses. Tous les jours elle allait donc au supermarché, achetait de nombreuses sucreries, et autres denrées alimentaires. Sauf que nous, nous ne pouvions pas y toucher. Du moins , très rarement! Elle les éservait pour les grandes occasions... Je me souviens avoir été tenté par des bonbons gateaux et toutes ces sucreries qui remplissaient les placards.  De nombreux paquets de bonbons à la portée de tous, au vu de tous plutôt. 

Tentée régulièremnt en rentrant de l'école, en ouvrant le dit buffet. ma mère aus euil de la cuisine surveillant mes faits et gestes. En fait, je devais prendre du pain beurre et de l'eau, tandis que de je revais (littéralement) de  ces sodas, et de ce nutella qui me titillait et aléchait mes babines... alosr qu'ils etaient réservés aux rares fois où des amis venaient partager notre gouter.
Aujourd'hui je me dis qu'effectivement c'értait plus sain et plus equilibré mais l'espece de persersité maternelle débutait alors lors de cette petite collation d'entre deux.

Je me trouve odieuse avec cette mère qui ne savait pas (et ne le sait toujours pas) nous aimer. Mère ambivalente.
Ne sachant comment faire, elle nous préparait d'excellent petits plats, pour nous et son époux.  Lui, toujours absent, rentrait tard, et continuait de travailler sur ses dossiers... On mangeait alors tres vite, en 5 à 10 minutes maximum, ingurgitant un repas complet qui avait demandé l'apres midi à ma pauvre mère.
Puis mon père partait s'enfermer dans son bureau.

Mon rapport compliqué à la nourriture, du moins je le pense, je le date à cette période. J'y avais trouvé un paquet de "Granola"(vide) sous le lit de mon frère. Détail insipide
oui
Sauf qu'en l'observant un peu plus (mon frère et non le paquet de biscuit), je me suis apercue que G se servait dans les placards régulièrement.Il grignotait tranquillement dasn sa chambre hors du regard maternel.
Moi aussi, à cette même période, j'ai dû commencer à " voler" dans ce garde manger rempli de denrées douces et sucrés (ca fait joli, car y'avait aussi du salé) pour mes papilles gustatives.

L'adolescence, je le disais donc à eté difficile pour moi même. Même si pour la société, le regard de l'autre, je n'ai jamais causé aucuns torts à la moralité de mes parents.

Mon image féminine? Difficile. Un père rigide m'interdisant tout signes extérieurs de féminité. Interdiction de se maquiller, droit de regard sur ma véture, interdiction formelle de trouver un petit ami...
Interdiction d'aimer...
Clairement exprimé en plus, c'est ca le pire! "Faut pas que ma fille ne devienne une salope"
Dans sa tête, maquillage= salope, vêtements moulants = s*****, petit ami pour une adolescente = s*****...

Et avec tout ça, j'ai reussi plus ou moins à me construire. 
Moins que plus certainement!!!
Voilà pourquoi j'en suis là, surement...

J'arrete sur ces quelques mots car je 'apercois que je me suis "lachée". 
Alors que je ne voulait écrire que qques lignes ...
Je m'arrete surtout car repenser à cela réveille en moi des angoisses importantes mais aussi la peur de "criser"

...



Par Elouane - Publié dans : Décembre 2007
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"Le meilleur remède ne s'achète pas à une pharmacie et sur ordonnance. Le meilleur remède, vous l'avez en vous et il s'appelle l'instinct de vivre"

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